06.00
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LES MAÎTRES DES ABEILLES  |
| RUSSIE, LES CAVALIERS DU MIEL
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| Série documentaire (France, 2018, 15x26mn) - Réalisation : Frédéric Febvre - Coproduction : ARTE France, Grand Angle Productions
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| Dans l’Oural, le village de Gadel-Gareyéro, avec ses isbas colorées, est installé au milieu de collines recouvertes de chênes, de bouleaux, de trembles, d’érables et de tilleuls. L’apiculture y est omniprésente et la moitié des 400 habitants la pratiquent de manière traditionnelle. Appelés borteviki, ils perpétuent la technique ancestrale du bort, la récolte du miel sauvage des abeilles de Bourzian, endémiques en Russie centrale.
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06.25
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UN MOI AUX PERSONNALITÉS MULTIPLES  |
| VIVRE AVEC UN TROUBLE DISSOCIATIF DE L’IDENTITÉ
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| Documentaire de Liz Wieskerstrauch (Allemagne, 2025, 53mn) - Coproduction : ZDF/ARTE, Flemming Postproduktion
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| C’est un trouble rare, aux manifestations spectaculaires : plusieurs entités distinctes – parfois des dizaines –, avec une voix, une gestuelle et un tempérament propres, prennent successivement le "contrôle" d’une même personne. Ces différents "alters" peuvent se vivre comme des hommes, des femmes, des enfants, voire des animaux ; ils peuvent communiquer entre eux, partager certains souvenirs ou au contraire être tout à fait hermétiques les uns aux autres… Autrefois dénommé "trouble de la personnalité multiple", le trouble dissociatif de l’identité (TDI), pathologie attestée par la psychiatrie depuis les années 1980, toucherait environ 1 % de la population, très majoritairement des femmes. Sa cause principale, d’après l’Organisation mondiale de la santé (OMS) : l’exposition à des traumatismes graves et répétés – inceste, maltraitances sévères... – dans l’enfance, l’âge où devrait normalement se structurer la conscience de soi. Croire les patients "Je sentais confusément qu’on était plusieurs. Je faisais quelque chose, puis je disparaissais. Deux ou trois jours plus tard, j’étais à nouveau présente, mais je ne savais pas ce qui s’était passé entre-temps. Je me sentais étrangère à moi-même, comme si mon corps était piloté à distance", raconte Lisa, 22 ans, diagnostiquée depuis d’un TDI particulièrement envahissant. La jeune Allemande, qui partage son corps avec 40 à 50 "alters", a accepté de se laisser filmer dans son quotidien : on la voit successivement devenir une petite fille apeurée, un jeune homme protecteur, une adulte mûre et posée… Ces images peuvent sembler déroutantes, et pour cause : le TDI reste mal connu, au point que sa réalité même se voit contestée par une partie des professionnels. Pour les psychiatres, spécialistes de traumatologie ou d’imagerie cérébrale interrogés dans ce documentaire, qui accompagnent depuis des années des patients affectés, ce doute est lié à l’histoire même de la psychiatrie, et à la tendance à remettre en question la parole des malades. Témoignant de la fascinante capacité du cerveau à se reconfigurer pour compenser un traumatisme, le TDI s’avère un mal complexe dont il est pourtant possible de guérir grâce à la psychothérapie – et dont l’étude contribue à une compréhension plus fine du fonctionnement de la conscience.
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07.20
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LE CHAGRIN DES ANIMAUX  |
| MYTHE OU RÉALITÉ ?
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| Documentaire de Jacques Mitsch (France, 2025, 56mn) - Auteurs : Joël Leyendecker, Valentine Cordelle, Jacques Mitsch - Coproduction : ARTE France, O2B Films
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| Comment les babouins, les corbeaux, les dauphins ou les éléphants réagissent-ils à la disparition d’un des leurs ? Depuis des années, des comportements singuliers évoquant le deuil, observés chez de nombreux animaux, interpellent les chercheurs. Nos lointains cousins sont-ils capables de ressentir des émotions comme le chagrin ? Se pourrait-il que certaines espèces aient développé une forme de conscience de leur finitude ? Aux côtés d’acteurs de cette nouvelle science qu’est la thanatologie animale comparée, discipline à la croisée de la biologie et de l’éthologie qui rassemble depuis une quinzaine d’années une communauté de chercheurs toujours plus large, ce documentaire tente de percer les mystères qui entourent la mort dans le monde animal. Le prix de la sociabilité Au fil d’expériences non invasives menées sur des insectes, des grands singes ou des corvidés, ainsi que d’observations parfois fortuites faites sur des animaux à l’état sauvage, on découvre des comportements divers et fascinants. Si certains – comme l’éloignement des cadavres chez les fourmis ou la prudence des corbeaux face à la mort inexpliquée d’un congénère – semblent constituer un avantage évolutif clair, d’autres apparaissent comme un étrange handicap. C’est le cas notamment du "portage post-mortem" : le cas de mères chimpanzés, dauphins ou éléphantes que l’on voit transporter ou bercer des jours durant le cadavre de leur bébé… Observées uniquement chez les animaux dits sociaux, ces réactions pourraient bien indiquer que, comme chez l’humain, le chagrin serait le prix à payer de la sociabilité et de l’attachement, indispensables à la survie de l’espèce.
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08.15
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ARTE JUNIOR, LE MAG  |
| Magazine présenté en alternance par Magali Kreuzer, Dorothée Haffner, Frank Rauschendorf, Stefanie Hintzmann, Jakob Groth et Anne Seidel (2025, 15mn)
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08.30
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42, LA RÉPONSE PRESQUE TOUT  |
| NOTRE CERVEAU SAIT-IL ENCORE SE CONCENTRER ?
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| Série documentaire scientifique (Allemagne, 2025, 26mn)
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09.00
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HÉRÉSIES ARCHITECTURALES ?  |
| DES LABYRINTHES DE LA CONSOMMATION
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| Série documentaire (Allemagne, 2024, 4x26mn) - Réalisation : Ralf Pleger, Dag Freyer, Katharina Röben - Production : 3BProduktion, NDR, en collaboration avec ARTE
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| Vestiges d’une époque de fièvre acheteuse et d’une "automobilité" effrénée, les centres commerciaux et les parkings géants peuvent passer pour des hérésies architecturales. Avec sa façade rose et son toit doré, le centre commercial Alexa, à Berlin, ne fait pas l’unanimité. Pourtant, cet ensemble surnommé la "machine à laver rose" attire un nombre de visiteurs record. Son esthétique n’y est sans doute pas pour rien : selon le psychologue Riklef Rambow, l’architecture a toujours été un moyen de communication et elle influence le comportement des consommateurs. Ce dernier volet part à la découverte de centres commerciaux emblématiques pour conclure que tout bâtiment recèle une part de beauté.
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09.30
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TWIST  |
| Magazine culturel présenté par Bianca Hauda et Romy Straßenburg (Allemagne, 2025, 30mn) - Production : HR
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| Guidé par la curiosité, le magazine culturel d’ARTE interroge les artistes et les créateurs d’une métropole européenne sur un sujet de société. Avec des rubriques ludiques et incisives, Twist se confronte à toutes les formes d’art pour susciter le débat et sortir des sentiers battus.
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10.00
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KOSOVO, LES NOUVEAUX BOUILLEURS DE CRU  |
| Documentaire de Michaela Kirst (Allemagne, 2025, 43mn) - Coproduction : ARTE/ZDF, Sagamedia
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10.45
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CUISINES DES TERROIRS  |
| LES ÎLES FÉROÉ – DANEMARK
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| Série documentaire (Allemagne, 2023, 27mn)
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| Une approche sensuelle de l’art culinaire "sur le terrain", à la rencontre de celles et ceux qui façonnent la cuisine, là où gastronomie et art de vivre ont leurs racines.
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11.15
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LES PAPILLONS !!! CES SUPER-HÉROS DE LA NATURE...  |
| LES SUPER MÉTAMORPHES
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| Série documentaire de Stéphane Jacques, Sarah Laîné et Frédéric Febvre (France, 2023, 3x43mn) - Coproduction : ARTE GEIE, Pernel Media
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| Morpho, vulcain, sphinx tête-de-mort, paon-du-jour… Deux cent mille espèces de papillons peuplent la planète. En trois cents millions d’années, ces "super-héros" de la nature apparus avant les dinosaures ont appris à s’adapter à tous les écosystèmes. Mais quels sont les pouvoirs d'un insecte réputé plutôt pour son caractère éphémère et fragile ? Grâce aux nouvelles technologies, les chercheurs découvrent peu à peu l'étonnante palette d'un champion de l'adaptation. Entre autres facultés remarquables, les papillons sont des transformistes. Grâce à leurs couleurs et à leurs motifs, certains sont capables d’imiter la nature, afin de s'y camoufler, voire de jouer les imposteurs. Leur éblouissante beauté peut même s’avérer fatale…
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12.05
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LES PAPILLONS !!! CES SUPER-HÉROS DE LA NATURE...  |
| LES SUPER-RÉSISTANTS
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| Série documentaire de Stéphane Jacques, Sarah Laîné et Frédéric Febvre (France, 2023, 3x43mn) - Coproduction : ARTE GEIE, Pernel Media
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| Morpho, vulcain, sphinx tête-de-mort, paon-du-jour… Deux cent mille espèces de papillons peuplent la planète. En trois cents millions d’années, ces "super-héros" de la nature, apparus avant les dinosaures, ont appris à s’adapter à tous les écosystèmes. Mais quels sont les pouvoirs d'un insecte réputé plutôt pour son caractère éphémère et fragile ? Cet épisode révèle sa capacité à résister aux températures extrêmes. L'organisme du papillon peut ainsi lui permettre de survivre aux conditions glaciales de l’hiver comme aux chaleurs écrasantes de l’été. Un superpouvoir par ces temps de changement climatique !
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13.00
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QUAND L'HISTOIRE FAIT DATES  |
| 1816 – FRANKENSTEIN
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| Série documentaire de Patrick Boucheron et Denis van Waerebeke (France, 2025, 15x26mn) - Réalisation : Denis van Waerebeke - Coproduction : ARTE France, Les Films d'Ici
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| La créature de Frankenstein, née de l’imagination de Mary Shelley durant l’été 1816 sur les bords du lac Léman, incarne notre hantise face à un progrès scientifique incontrôlé débouchant sur une déshumanisation du monde et de la vie. Frankenstein ou le Prométhée moderne, roman-monstre de l’homme qui s’engendre lui-même, ne doit pas seulement se lire à l’ombre de la Révolution française, mais aussi de l’idéal d’émancipation politique par la connaissance : "créé des ténèbres", il est aussi le fils des Lumières. Comment un mythe fondateur de la modernité peut-il faire date ?
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13.30
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DÉSIRÉE |
| Film d’Henry Koster (États-Unis, 1954, 1h46mn, VF) - Avec : Jean Simmons, Marlon Brando, Merle Oberon, Michael Rennie, Cameron Mitchell - Production : Twentieth Century Fox
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| Marseille, 1794. Depuis la mort de son père, Désirée Clary travaille dans la florissante mercerie que tient désormais son frère. Un soir, arrivée en retard pour le souper, elle justifie son absence en racontant s’être promenée avec Joseph Bonaparte, un Corse de passage en ville qu’elle a invité à dîner le lendemain avec son jeune frère général. À l’heure dite, les deux hommes se présentent à Mme Clary mère. Alors que Joseph se rapproche de Julie, l’autre fille de la maison, le jeune Napoléon Bonaparte ne cache pas son intérêt pour Désirée. Leurs routes ne vont plus se séparer… Alcôves et diplomatie La destinée romanesque mais on ne peut plus réelle de Désirée Clary (1777-1860) avait tout pour inspirer le cinéma hollywoodien. Jeune beauté énergique et peu farouche, elle fut convoitée (avant d’être délaissée au profit de Joséphine de Beauharnais) par celui qui deviendra Napoléon Ier, et épousera finalement Jean-Baptiste Bernadotte, ancien maréchal d’Empire choisi comme héritier du roi de Suède en 1810. C’est avec une débauche de toilettes aristocratiques et de faste (ah, la scène du bal !) que le réalisateur américain de La tunique revisite, côté alcôves et antichambres diplomatiques, l’épopée napoléonienne, depuis l’ascension fulgurante du fougueux général corse jusqu’à sa chute et son exil sur l’île de Sainte-Hélène. Interprétée par Jean Simmons et Marlon Brando, une superproduction flamboyante.
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15.20
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LES ÉCRINS SAUVAGES DE LA NATURE |
| Documentaire de Daniela Pulverer et Boas Schwarz (Allemagne, 2025, 1h30mn) - Coproduction : ZDF/ARTE, K22 Film
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| Dans l’imaginaire collectif, les oasis évoquent des écrins de verdure apparus grâce à une source d’eau jaillissant au cœur du désert. Pourtant, elles se déclinent sous des formes plus variées : tantôt issus de l’évolution, tantôt façonnés par l’homme, ces îlots de vie prospèrent dans des milieux hostiles, qu’ils soient désertiques, marins ou urbains. De l’oasis de Siwa, dans le désert occidental de l’Égypte, à l’immensité du Pacifique Sud en passant par la vallée de l’Urubamba au Pérou, le désert de béton de Mumbai ou les canyons du Tchad, voyage à la découverte de cinq écrins aux splendeurs méconnues.
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16.50
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LES MAÎTRES DES ABEILLES |
| NOUVELLE-ZÉLANDE, LE TRÉSOR DES MAORIS
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| Série documentaire (France, 2018, 15x26mn) - Réalisation : Jacques Offre - Coproduction : ARTE France, Grand Angle Productions
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| Le cap Reinga, à la pointe nord-ouest de l’île du Nord de la Nouvelle-Zélande, est le sanctuaire d’abeilles italiennes qui fabriquent un miel aux propriétés médicinales uniques, issu d’un arbre vénéré par le peuple maori : le manuka. Membres du clan Ngati Kuri, Blanche Murray et sa famille sont les gardiens de ce précieux nectar depuis des générations. Si l’apiculture crée des emplois dans cette région longtemps sinistrée, elle permet surtout aux Maoris de protéger les terres sacrées de leurs ancêtres.
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17.30
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L’ENFANCE DANS L'ART  |
| Documentaire de Nicola Graef (Allemagne, 2025, 52mn) - Production : Graef Screen Productions, en association avec ZDF/ARTE
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| Dans l’art occidental, la représentation des enfants en tant que personnes à part entière a une histoire relativement récente. Si dans l’iconographie traditionnelle, Jésus est l’un des rares enfants jugés dignes d’être représentés, le motif commence à se diversifier avec la réforme protestante. Aux Pays-Bas, la bourgeoisie met ainsi en scène avec ostentation sa progéniture, dans des tableaux où filles et garçons apparaissent comme des adultes en miniature, associés à des éléments symboliques qui disent un avenir tracé pour eux – maternité ou puissance virile. Tandis que le XVIIe siècle marque l’apogée de la peinture de cour, avec les célèbres portraits de l’infante d’Espagne par Velázquez, ou du futur Charles II d’Angleterre par Antoine van Dyck, l’éventail iconographique s’élargit avec l’émergence de la peinture de genre, qui idéalise la vie quotidienne des classes modestes – à l’image des jeunes mendiants peints par l’Espagnol Murillo. La rupture intervient véritablement au siècle des Lumières : des peintres comme Thomas Gainsborough et Joshua Reynolds en Angleterre, précurseurs des artistes du courant romantique, mettent ainsi en exergue la nature joueuse, insouciante et spontanée de cette période de la vie, à laquelle il est enfin donné une place clairement à part… Fraîcheur vivifiante Aux côtés de Katrin Dyballa, commissaire de l’exposition "Kinder, Kinder!" présentée au Bucerius Kunst Forum de Hambourg jusqu'en avril 2026, ce film explore six siècles de représentation de l’enfance dans la peinture et la photographie : une étude qui permet d’éclairer l’évolution du regard porté sur cet âge de la vie, sur ses besoins, son rôle social et ses droits. Dans les couloirs des musées de Paris, Vienne ou Berlin, le documentaire invite également de tout jeunes visiteurs d’aujourd’hui à se confronter, avec une fraîcheur vivifiante, aux visages de leurs congénères des temps passés.
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18.25
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LE VOYAGE DE FONTAINEBLEAU  |
| LA MUSIQUE DES FEMMES À LA COUR DE FRANCE
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| Concert (France, 2025, 1h) - Direction musicale : Christophe Rousset, Thomas Hengelbrock - Avec : Marie Lys (soprano), Gaëlle Arquez (mezzo-soprano), l'Orchestre Balthasar Neumann, Les Talens Lyriques - Réalisation : Olivier Simonnet - Coproduction : ARTE France, Prismedia, Le château de Fontainebleau, l’orchestre Balthasar Neumann
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| Aujourd'hui magnifiquement restauré, le château de Fontainebleau a, dès ses origines, attiré à lui une cour avide de divertissements. Lieu de concerts, de ballets et d'opéras, écrin d'apparat prescripteur par ses fêtes, le château a vécu sa grandeur en musique. François Ier l'a transformé en un palais Renaissance, Louis XIV en a fait sa villégiature d'automne… Reines, favorites royales ou artistes, le souffle des Lumières a permis à certaines femmes du XVIIIe siècle de s’émanciper du regard et des prérogatives des hommes, trouvant leur épanouissement dans les arts musicaux. Très cultivées, souvent musiciennes elles-mêmes, elles ont façonné notre histoire des arts. Au programme, sous la baguette de Christophe Rousset et Thomas Hengelbrock, un hommage musical à ces influenceuses avant l'heure, avec notamment des pièces de Rameau, Gluck, Spontini, Beethoven… Âges d’or Ce programme musical varié, entre opéra, musique de chambre et grand orchestre, met en valeur les sentiments, rythmes et couleurs qui ont embrasé les âges d'or du château de Fontainebleau, de la Renaissance à l'époque romantique. Entre deux morceaux, historiens et spécialistes, dont la présidente du château et deux de ses conservateurs, présentent les créations nées en son sein, ainsi que les œuvres qui furent dédiées par leur compositeur aux souveraines ou aux favorites.
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19.30
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KARAMBOLAGE  |
| Magazine créé par Claire Doutriaux - Rédaction en chef : Jeanette Konrad (France, 2025, 11mn) - Production : ARTE Studio
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19.45
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ARTE JOURNAL  |
| (France/Allemagne, 2025, 20mn)
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20.05
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COUPLES MYTHIQUES DU CINÉMA  |
| KATHARINE HEPBURN ET SPENCER TRACY
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| Collection documentaire (France, 2016, 52mn) - Réalisation : Anne-Cécile Genre - Production : Adamis Production
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| Elle a grandi dans une famille aisée et progressiste du New Jersey, il a vécu une enfance turbulente à Milwaukee. L’un comme l’autre ont bataillé pour se faire un nom à Broadway, avant d’être recrutés par les studios hollywoodiens. Mais si Katharine Hepburn se voit immédiatement proposer des rôles sur mesure, en accord avec son charisme atypique, Spencer Tracy, lui, est d’abord cantonné à des personnages de durs. Son passage à la MGM lui permet de révéler d’autres nuances, à l’image de ses prestations dans Capitaines courageux et Des hommes sont nés, qui lui valent deux statuettes du meilleur acteur en 1938 et 1939. Au même moment, la reine de la screwball comedy, elle aussi oscarisée pour Gloire éphémère, connaît une éclipse. Relancée, au début de la décennie suivante, par le succès d’Indiscrétions de George Cukor, elle apporte au patron de la MGM Louis B. Mayer le scénario de La femme de l’année (1942), et suggère le nom de Spencer Tracy pour lui donner la réplique. La magie opère instantanément, au point que le duo se reformera à huit reprises, notamment dans Madame porte la culotte (1949) de Cukor et Devine qui vient dîner... (1967) de Stanley Kramer, l’ultime film de Tracy, décédé peu après le tournage. Entre-temps, ils se seront aimés dans l’ombre pendant un quart de siècle, Katharine Hepburn prenant soin du comédien, marié et père d’un enfant sourd, en proie à une addiction à l’alcool.
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21.00
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LES ASSOCIÉS |
| (Matchstick Men) Film de Ridley Scott (États-Unis, 2003, 1h49mn, VF/VOSTF) - Scénario : Eric Garcia, Nicholas Griffin, Ted Griffin - Avec : Nicolas Cage, Sam Rockwell, Alison Lohman, Bruce Altman, Bruce McGill, Sheila Kelley - Production : Warner Bros, ImageMovers, Scott Free Productions
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| Artiste de l’arnaque, Roy est dévoré de tics et de TOC (troubles obsessionnels compulsifs) qui l’astreignent à vivre cloîtré dans son appartement d’une propreté maniaque et à avaler des pilules roses pour calmer ses angoisses. Il n’entretient de rapports sociaux qu’avec Frank, son associé, disciple admiratif et ami, et la caissière de la supérette où il achète des boîtes de thon en série. Encore traumatisé par la rupture avec la compagne qui l’a quitté, enceinte, quatorze ans plus tôt, il apprend qu’il est père d’une adolescente curieuse de le rencontrer, laquelle ne tarde pas à tout chambouler dans sa vie. Abuseur abusé Dans le genre hollywoodien du film d’arnaque, Ridley Scott met en scène un élégant duo d’escrocs qui travaille dans les règles de l’art, sans traces ni violence. Dans des numéros d’acteurs parfaitement huilés, les compères abusent des gens ordinaires pour quelques poignées de dollars, Roy en concevant toutefois un léger mais tenace sentiment de culpabilité. Quand, à la faveur d’une thérapie, il accepte de lever le voile sur sa paternité et d'affronter le regard de sa fille, il découvre une gamine futée qui a hérité de son talent de filou : l’ouragan émotionnel qui le submerge alors libère en partie cet anxieux de ses obsessions. Mais tandis que le récit semblait condamné à dériver vers le conte familial aussi rose que les cachets du héros, un réjouissant rebondissement renverse la perspective et sauve par le haut l’entreprise du naufrage. Emmenée par un Nicolas Cage qui excelle, une fois encore, à incarner un névrosé au bord du gouffre, une comédie noire taillée pour lui sur mesure.
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22.50
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NICOLAS CAGE  |
| LE SAVANT FOU D'HOLLYWOOD
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| Documentaire de Nicolas Maupied (France, 2025, 52mn) - Auteurs : Romain Pieri, Nicolas Maupied - Coproduction : ARTE GEIE, Ma Drogue à Moi
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| "La frontière est mince, dit-il, entre un acteur et un schizophrène." Familier dès l’enfance du trouble mental pour avoir grandi auprès d’une mère bipolaire souvent internée, Nicolas Cage ne cessera de l’explorer dans ses rôles, alternant accès de violence, exubérance drolatique et abîmes de détresse. Né Nicolas Coppola en 1964, il change de nom pour échapper à l’ombre de son oncle, figure tutélaire et maître d’Hollywood. Après des débuts médiocres, l’apprenti comédien, qui se choisit des modèles – le Jack Nicholson de Shining, le Marlon Brando d’Apocalypse Now ou encore le comique Jerry Lewis –, crève l’écran en 1984 en soldat défiguré de retour du Viêtnam dans Birdy d’Alan Parker, avant le jubilatoire Arizona Junior des frères Coen où, en malfrat loser, il se retrouve cerné par une légion de bébés hors de contrôle. Dès lors, l’acteur cultive son "individualité", nourrie d’outrances, pour la défendre au sommet, sapé d’une inoubliable veste à motif peau de serpent dans Sailor et Lula (1990) de David Lynch. Expérimentant sans relâche, enchaînant blockbusters et films indépendants, l’excessif et baroque Nicolas Cage puise dans l’expressionnisme allemand pour Embrasse-moi, vampire – et avale un cafard au passage –, joue ivre mort dans une scène de Leaving Las Vegas pour se dissoudre dans son personnage d’alcoolique (qui lui vaut un Oscar), défie Travolta dans Volte-face de John Woo et "manque de perdre pied" avec Adaptation de Spike Jonze. Mais son étoile pâlit. Critiquée pour ses frasques, entre île privée et squelette de dinosaure acheté illégalement, la star adulée voit sa notoriété décliner. Boudé par Hollywood, moqué par les cinéphiles sur Internet, l’acteur dévoré par le monstre qu’il a créé ne devra sa résurrection qu’en incarnant, en 2022, avec Un talent en or massif, sa caricature pour mieux s’en détacher. L’art de la démesure Retraçant sa carrière en archives et vignettes BD façon DC Comics, ce portrait documentaire éclaire la nature d’un comédien déjanté qui a utilisé ses films comme des laboratoires pour sa foisonnante créativité, avant que ses débordements ne manquent de détruire sa légende. Analysant son parcours avec une touchante lucidité, Nicolas Cage, qui a toujours pris des risques, a mêlé génie et démesure héritée du muet, parfois jusqu’au grotesque assumé. Objet d’un bashing acharné et cruel sans équivalent à Hollywood, celui qui se rêvait "en Klaus Kinski californien" en tournant Bad Lieutenant – Escale à La Nouvelle-Orléans sous la direction de Werner Herzog, a annoncé souhaiter s’éloigner des plateaux. Mais pourra-t-il vraiment renoncer à sa passion pour le cinéma ?
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23.45
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ERROLL GARNER, LE SWING AU BOUT DES DOIGTS  |
| Documentaire de Georges Gachot (Allemagne/France/Suisse, 2024, 1h39mn) - Production : Gachot Films, 2Pilots, Idéale Audience, Achtung Panda, en association avec ZDF/ARTE
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| Né à Pittsburgh, en Pennsylvanie, Erroll Garner (1921-1977) compte parmi les pianistes et compositeurs de jazz les plus célèbres de son époque. Autodidacte mêlant les influences du be-bop et du swing, il est devenu un virtuose admiré, y compris par des musiciens classiques tels qu’Arthur Rubinstein ou Martha Argerich. Particulièrement prolixe, il a enregistré avec une quarantaine de labels, séduisant – dans une Amérique encore ségrégationniste – un public aussi bien noir que blanc. Son look soigné et son éternel sourire donnent parfois l’illusion qu’il était aussi indifférent au succès qu’au racisme ambiant. Mais quel homme se cachait derrière la légende ? L’enfant du Hill District Porté par une élégante photographie en noir et blanc et rythmé par les sonorités envoûtantes du jazz, ce documentaire plonge dans l’Amérique d’après-guerre, entre l’avènement de la société de consommation et la guerre du Viêtnam, pour offrir le portrait sensible d’un enfant d'un quartier cosmopolite de Pittsburgh propulsé sur les plus grandes scènes internationales. À l’aide d’images d’archives, de témoignages de son biographe, de sa dernière compagne et de ses musiciens, le réalisateur Georges Gachot tente de percer le mystère de cet artiste hors du commun, icône populaire à la vie tumultueuse, près d’un demi-siècle après sa disparition.
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01.30
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CONCERT KLAUS MÄKELÄ ET GUSTAVO DUDAMEL  |
| 10 ANS DE LA PHILHARMONIE DE PARIS
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| Concert (France, 2025, 1h21mn) - Direction musicale : Klaus Mäkelä, Gustavo Dudamel - Direction du Chœur : Richard Wilberforce - Avec : Elsa Benoît (soprano), le Chœur et l’Orchestre de Paris-Philharmonie - Réalisation : Isabelle Soulard - Production : Camera Lucida Productions, Cité de la musique-Philharmonie de Paris, en association avec ARTE France - Enregistré les 8 et 10 janvier 2025
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| Il y a un peu plus de dix ans, le 14 janvier 2015, la Philharmonie de Paris ouvrait ses portes au public. Dirigé alors par Paavo Järvi, l’Orchestre de Paris se présentait au public sur la grande scène du vaisseau musical conçu par Jean Nouvel. Aujourd’hui, la Philharmonie, qui fut un temps décriée, a conquis une place de choix dans le paysage musical européen. À l’image de l’institution, le programme de ce concert anniversaire, donné en janvier 2025, construit des ponts entre hier et aujourd’hui, entre répertoire et création, sous la baguette de deux stars de la direction d’orchestre : le Finlandais Klaus Mäkelä, jeune directeur musical de l'Orchestre de Paris, et le Vénézuélien Gustavo Dudamel. Les deux maestros se partagent le pupitre pour diriger Initiale de Pierre Boulez – qui batailla des années durant pour qu’enfin Paris se dote d’une vraie salle à l’égale de celles de Berlin ou de Londres –, puis l’ouverture de La consécration de la maison de Ludwig van Beethoven, Gloria de Francis Poulenc avec la soprano Elsa Benoît, et Tableaux d’une exposition, composé par Modeste Moussorgski et orchestré par Maurice Ravel.
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02.50
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ÉQUINOXE  |
| (Tagundnachtgleiche) Film de Lena Knauss (Allemagne, 2019, 1h43mn, VOSTF) - Scénario : Lena Knauss - Avec : Thomas Niehaus, Sarah Hostettler, Aenne Schwarz, Godehard Giese, Ines Marie Westernströer, Lina Wendel, Walter Kreye - Coproduction : ARTE/SWR, Tamtam Film
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| Réparateur de vélos, Alexander, la trentaine, buveur et célibataire endurci, s’éprend de sa voisine Paula, artiste de music-hall. Mais au lendemain de leur première nuit, la jeune femme disparaît. Quand il apprend sa mort dans un accident de voiture, Alexander, bouleversé, se rend sur sa tombe. Il y croise la discrète et éprouvée Marlène, sœur de la défunte. Croyant qu’il a bien connu Paula, celle-ci se rapproche de lui et tous deux commencent à partager un deuil proche de l’obsession. Dérive des sentiments Tourné dans une quasi-pénombre de laquelle s’échappe une bande-son lyrique, Équinoxe flotte entre rêve et fantasme, jour et nuit, vie et mort. Premier long métrage de la jeune réalisatrice Lena Knauss, formée à l’Académie du film du Bade-Wurtemberg et remarquée pour son court métrage Rouge cerise, le film suit les errances de l’amant d’un soir, fasciné par la sororité, et la dérive de ses sentiments, quand il s'introduit en "veuf" imposteur dans l’intimité et la douleur de la famille. Hanté par le souvenir fugace de son obscur objet de désir, Alexander se heurte à la réalité de Paula évoquée par Marlène, en même temps que le témoignage ému de celle-ci nourrit son imaginaire. Habilement mis en scène, ce troublant triangle amoureux est incarné tout en subtilité par son trio d’acteurs, Thomas Niehaus, Sarah Hostettler et Aenne Schwarz. Une œuvre étrange empreinte d’un romantisme noir.
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05.05
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LES PAYS-BAS |
| LE PETIT PAYS AUX GRANDES IDÉES
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| Documentaire de Till Lehmann (Allemagne, 2025, 43mn) - Coproduction : NDR/ARTE, Tellux-Film GmbH
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05.46
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ARTE REGARDS |
| Reportage (Allemagne, 2026, 32mn)
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| Leurs histoires ne font pas la une mais elles émeuvent, surprennent et donnent à réfléchir. En prise avec un thème d’actualité, les reportages choisis par ARTE Regards vont à la rencontre de citoyens européens et proposent une plongée inédite dans leurs réalités quotidiennes.
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